L’approche paléo : un mode de vie global 2


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« Maigrissez avec le régime paléo », « Régime paléo : éliminer la graisse », « Manger comme un homme préhistorique », sont autant de titres d’articles que l’on peut voir fleurir sur internet sur ce sujet.

Evidemment tout cela a une certaine « vérité » : l’approche paléo permet souvent de perdre du poids pour atteindre son poids de forme, d’être en bien meilleure santé, d’avoir une bonne réserve d’énergie… Mais cela ne passe pas QUE par l’alimentation.

Souvent on en vient au paléo par l’alimentation, puis peu à peu on découvre que c’est une approche globale bien plus prometteuse.

Suivre la mouvance paléo ce n’est pas que manger de la viande et des légumes, loin de là. Ce n’est non plus retourner à l’époque pour chasser avec des outils rudimentaires ou pêcher.
C’est avoir une alimentation en adéquation avec nos gènes ainsi qu’un mode de vie respectant notre corps, à savoir : éviter de rester trop assis, être trop sédentaire, éviter de se bombarder de produits chimiques à travers les cosmétiques, se soigner naturellement, prendre soin de ses pensées…

L’approche paléo est, selon moi, bien plus qu’un simple mode alimentaire tel qu’on peut le voir fleurir un peu partout.

Voyons dans cet article en quoi l’approche paléo va bien plus loin qu’un simple régime !

Le paléo, c’est évidemment l’alimentation

Le paléo, comme vous le savez maintenant, est surtout connu pour l’alimentation.

Evincer les céréales, les produits laitiers, les produits industriels, les légumineuses, sont la base de cette alimentation qui prône un retour au naturel.
Il ne s’agit pas de manger comme nos ancêtres chasseurs-cueilleurs parce que cela est complètement IMPOSSIBLE : les fruits et légumes sont bien plus pauvres en micronutriments qu’autrefois, les viandes et poissons sont de moins bonne qualité et contiennent bien moins d’omega-3 à cause des modes d’élevage industriels à base de céréales, tous les aliments de la planète sont pollués avec des doses plus ou moins importantes de métaux lourds et de pesticides, entre autre.

Fort de ce constat, PERSONNE ne peut prétendre manger comme ses ancêtres.

Pour moi (et pour bien d’autres), l’alimentation paléo consiste à s’approcher le plus possible de cette alimentation ancestrale avec les contraintes et les conditions du 21ème siècle.

Donc lorsqu’on veut respecter l’approche paléo, on essaie au maximum de tendre vers une alimentation basée essentiellement sur des produits bruts, locaux, biologiques et de saison. Ces simples critères garantissent une qualité optimale pour chacun de nos aliments.

Ensuite il s’agit de vivre dans notre ère, donc autant utiliser à notre avantage tout ce qui peut être utile, par exemple un frigo (!), un cuit-vapeur,…

Ce n’est pas parce qu’on mange paléo que l’on mange cru, avec les doigts et qu’on utilise aucun appareil électroménager.

L’alimentation est relativement simple selon moi puisqu’il s’agit de choisir un maximum d’aliments bons pour la santé et d’éviter les fortes températures. Rien de plus ! Après c’est à chacun de cuisiner comme il préfère, de manger tantôt du cuit tantôt du cru, d’utiliser le four ou seulement le cuit-vapeur…

Le rôle fondamental de la nature

Dans notre histoire, nous avons toujours été en lien très étroit avec la nature. Nous constatons qu’aujourd’hui nous nous sommes séparés de celle-ci, comme si elle était dangereuse et menaçante. Le problème, c’est que lorsqu’on enlève un animal de son milieu naturel, il développe des problèmes parce que cela ne correspond pas à sa nature, c’est le cas de le dire !

Si l’état de santé de l’Homme (occidental notamment) se dégrade autant, c’est évidemment par la diminution de la qualité du mode de vie dans lequel on peut intégrer la séparation de la nature.

En effet, des études ont été réalisées sur le fait de passer du temps dans la nature, et les résultats sont surprenants.

Le fait de passer du temps dans la nature possède bien plus d’effets positifs que ce que l’on pensait auparavant : cela réduit la pression sanguine, favorise le système immunitaire, réduit la dépression, réduit le système nerveux sympathique, réduit certains facteurs de risque de maladies et évidemment favorise la relaxation et la réduction du stress.

Il est très facile de comprendre que lorsque l’on vit uniquement en ville, dans un environnement hyperstimulant avec une surabondance de stimuli visuels (des publicités partout, des voitures partout, des lumières partout, télévision…) et de stimuli sonores (musique omniprésente, radio, télévision, klaxons, pompiers, alarmes, cris…), on reçoit une bonne dose de stress supplémentaire qui se surajoute au stress que l’on se crée soi-même avec notre travail et nos obligations personnelles. Tout cela est anti-naturel : au même titre que l’alimentation, nous ne sommes pas adaptés à un environnement bruyant et hyper-lumineux qui sollicite sans cesse notre cerveau. C’est pour cela qu’il faut prendre certaines mesures pour laisser le temps à notre cerveau de souffler, nous verrons cela dans un futur article sur le sommeil et les siestes.

Cette hyper-stimulation n’étant pas naturelle, nous n’y sommes pas très bien adaptés, la preuve en est l’explosion de dépressions, de suicides… Toutes ces maladies psychiques qui sont la résultante d’un mode de vie délétère, d’un environnement néfaste et d’un mode de pensée inadéquat (avec un soupçon de génétique).

Vous l’aurez compris, la nature a d’énormes avantages, aller dans un parc, en forêt, à la mer, à la montagne, c’est renouer avec notre nature profonde, prendre le temps de se ressourcer et en plus c’est bon pour la santé physique et mentale !

C’est ainsi que faire du sport en pleine nature est également bien plus bénéfique que de le faire à l’intérieur, où on combine alors les effets positifs du sport et les effets positifs de la nature. C’est un combo gagnant !

L’état d’esprit est primordial

Au paléolithique, l’état d’esprit était primordial pour survivre. Je ne vais pas vous dire qu’il faut arrêter de parler, qu’il faut se contenter de bruits pour communiquer et qu’il faut laisser les femmes dans les cavernes pour garder nos enfants.

Non, je veux simplement aborder les bases de l’état d’esprit qui va avec cette approche paléo.

Premièrement, adopter le mode de vie paléo, c’est refuser le modèle du consumérisme actuel qui pousse à acheter toujours plus de choses et souvent de moins bonne qualité. Acheter un nouveau smartphone chaque année, changer tous les 2 ans d’ordinateur, accumuler les vêtements, accumuler les chaussures… Nous sommes dans une spirale infernale d’accumulation qui est loin de favoriser le bien-être. Je vous propose d’adopter plutôt l’état d’esprit oriental, qui considère que le bonheur n’est pas à l’extérieur, dans l’acquisition de choses matérielles, mais à l’intérieur, par un travail sur soi.

Cet état d’esprit oriental va très bien avec l’approche paléo dans le sens où il se situe dans une globalité, comme nous allons le voir en fin d’article.

Pour moi, le paléo c’est donc aussi refuser le consumérisme :

  • Refuser d’acheter des produits transformés garnis d’additifs
  • Refuser d’acheter de la viande de piètre qualité et opter pour de la viande en plus petite quantité mais biologique
  • Refuser de manger systématiquement trop et savoir gérer sa faim
  • Refuser d’accumuler les choses dont je n’ai pas besoin : trop de vêtements, trop de chaussures, trop de gadgets…
  • Refuser d’utiliser toute une ribambelle de produits cosmétiques néfastes pour ma santé et ma planète mais opter pour des produits naturels et efficaces (j’ai une surprise pour vous à ce sujet, je vous suggère d’entrer votre mail pour être tenu au courant !)
  • Refuser d’enrichir toutes les entreprises de l’agro-alimentaire qui pourrissent la santé des gens et la planète : Coca-cola, Danone…

Gardez bien en tête que chaque achat est plus puissant qu’un bulletin de vote, vous votez pour le monde de demain, le monde que vous cautionnez.

Tout cela impose une remise en question de soi, de ce que l’on pense sur soi-même, sur les autres, sur le monde. En effet, adopter ce mode de vie vous fera sortir du moule social et vous ne ferez plus partie des 97% qui constituent la foule, la normalité, la banalité. Il faut en être conscient et l’accepter, parce que ce ne sera pas simple tous les jours !

Il est primordial de travailler sur vous, vos propres croyances, vos pensées et c’est pour cela que la lecture de livres de non fiction (développement personnel notamment) et la méditation sont fortement indiqués.

Le sport, la clé de voûte

Je n’ai pas besoin de vous rappeler à quel point le sport est bon pour la santé, même si on a tendance à vouloir en faire pour perdre du poids.

Nos ancêtres faisaient énormément d’activités physiques pour survivre dans un environnement hostile. Ils grimpaient dans les arbres pour se protéger des prédateurs ou pour cueillir des fruits et des baies, ils nageaient pour traverser les rivières, ils sautaient pour franchir les obstacles, il couraient pour chasser ou pour fuir, ils soulevaient des grosses pierres pour les déplacer ou se faire des abris… Vous l’aurez compris, le corps est fait pour bouger et c’est pour cette raison que l’on constate autant de problèmes de santé avec la sédentarité.

La sédentarité c’est le facteur Number One pour mourir plus tôt et en mauvaise santé !

Cela ne veut pas dire que vous êtes absolument obligé de faire de la course, de l’escalade, de la nage, de la musculation, du saut en hauteur, pour être en bonne santé.

Non, l’idée c’est déjà de pratiquer un minimum d’activité physique, à savoir de la marche tous les jours et plusieurs heures de sport à haute intensité par semaine (course, musculation, escalade…)

Pour moi, c’est le strict minimum.

Après, dans une approche paléo, je considère qu’il est tout à fait justifié de se servir de son corps de toutes les manières, c’est-à-dire d’utiliser toutes les possibilités que celui-ci a !

Donc lorsqu’on va dans la nature, courir, sauter de rocher en rocher, escalader une petite paroi, faire de courts sprints (fractionné), nager s’il y a une étendue d’eau…

En plus de vous amuser et de vous dépasser, vous faites un gros effort pour votre santé et vous vous sentirez bien mieux dans votre corps !

Pratiquez au moins une fois par semaine si possible ce type de sortie.

L’approche globale de la santé

Pour résumer, l’approche paléo n’est pas quelque chose de segmenté comme on peut la voir avec la médecine occidentale qui ne voit qu’une partie de chaque être humain. Le corps et l’esprit ne font qu’un, nous sommes un tout extrêmement complexe qu’il convient de traiter de manière holistique, comme le font les chinois avec la médecine chinoise ou encore les indiens avec l’ayurvéda.

C’est ainsi que l’approche paléo s’inscrit dans un programme de santé globale incluant une alimentation saine et adaptée à nos gènes, un refus du consumérisme actuel (et forcément une marginalisation qu’il faut accepter), une vie en communion avec la nature (au maximum), une pratique sportive variée et intense et un travail sur soi (sur nos propres croyances, nos pensées…)

Passons à la pratique : programmez dès maintenant un jour de la semaine où vous allez sortir dans la nature pour marcher, courir, sauter. Comment allez-vous mettre ça en place ? Répondez-moi dans les commentaires, je vous lirai avec plaisir !

Pour commencer à amorcer votre changement, vous pouvez aller plus loin en téléchargeant gratuitement le guide « Mes 12 astuces pour être fort et en bonne santé grâce au mode de vie paléo » ci-dessous.


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